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Que dire pendant la prière : les paroles et formules de chaque position (guide)

Que dire pendant la prière ? La réponse tient en une phrase : à chaque position de la salât correspond une formule précise, récitée en arabe, du takbir d’ouverture jusqu’au salâm final. Ce guide déroule les paroles de la prière position par position, avec pour chaque formule sa translittération, sa traduction et son sens, en distinguant ce qui est obligatoire (fard) de ce qui est recommandé (sunna). Si vous cherchez d’abord comment faire la prière en islam geste par geste, notre comment faire la prière en islam pas à pas vous guide sur les ablutions et les mouvements ; ici, nous nous concentrons sur ce qui se dit.

Que dire pendant la prière : l’essentiel en bref

La réponse en une phrase (avant de détailler)

Ce qu’on dit pendant la prière suit un ordre immuable : on ouvre par le takbir « Allahou Akbar », on récite debout la Fatiha puis une sourate, on glorifie Allah à l’inclinaison et à la prosternation, on témoigne à l’assise (tachahoud), puis on clôt par les salutations. Ces paroles de la prière, aussi appelées formules de la salât, se disent en arabe ; seules les invocations personnelles d’après-prière peuvent être formulées dans la langue de votre choix. Que vous cherchiez quoi dire dans la prière musulmane ou que dire pendant la prière en islam, l’ordre reste le même.

À ne pas confondre : que dire pendant la prière mortuaire (janaza), que dire pendant la prière de consultation (istikhâra) et que dire pendant la prière chrétienne renvoient à des sujets distincts, traités séparément. Ce guide porte sur la prière rituelle quotidienne du musulman.

Position Formule (translittération) Sens
Ouverture (takbirat al-ihram) Allahou Akbar Allah est le plus grand
Debout (qiyam) Al-Fâtiha puis une sourate La sourate d’ouverture du Coran, puis un passage choisi
Inclinaison (roukou’) Soubhana Rabbi al-‘Adhîm Gloire à mon Seigneur, l’Immense
Relèvement Sami’Allahou liman hamidah / Rabbana wa laka-l-hamd Allah entend celui qui Le loue ; notre Seigneur, à Toi la louange
Prosternation (soujoud) Soubhana Rabbi al-A’lâ Gloire à mon Seigneur, le Très-Haut
Entre les prosternations et assise Rabbighfirli Seigneur, pardonne-moi
Assise finale (tachahoud) At-tahiyyatou lillahi… Salutations à Allah et témoignage de foi
Clôture (salâm) As-salâmou ‘alaykoum wa rahmatoullah Que la paix soit sur vous et la miséricorde d’Allah

Avant de commencer : l’intention (niyya) et le takbir d’ouverture

Avant la première parole vient l’intention (niyya) : elle réside dans le cœur et ne se prononce pas à voix haute. Vous vous tenez debout, tourné vers la Qibla, la direction de la Ka’ba à La Mecque. L’intention n’est pas une formule à réciter, mais la détermination intérieure de prier telle prière pour Allah.

Le takbir « Allahou Akbar » : quand et comment le dire

Le takbir d’ouverture, ou takbirat al-ihram, marque l’entrée en prière. C’est le moment précis où l’on dit « Allahou Akbar » : vous levez les mains à hauteur des épaules ou des oreilles et prononcez ces mots qui rendent la prière effective. C’est aussi la réponse à la question quand dire allah akbar pendant la prière : au tout début, et à chaque changement de position qui le prévoit. Une fois le takbir prononcé, on entre dans un état de recueillement et l’on ne parle plus de la vie courante. Pour la gestuelle complète de ce moment, reportez-vous à comment faire la prière en islam pas à pas.

Debout (qiyam) : la Fatiha et la sourate à réciter

Une fois le takbir dit, vous restez debout : c’est le qiyam. On commence par une invocation d’ouverture (istiftah), recommandée, avant la récitation proprement dite. La formule la plus connue est la soubhanaka allahoumma invocation d’ouverture istiftah : « Soubhanaka Allahoumma wa bihamdika… » — « Gloire à Toi, ô Allah, et louange à Toi… ». Elle n’est pas obligatoire mais très recommandée. Vient ensuite ce que l’on récite pendant la prière : la Fatiha, puis une sourate ou quelques versets.

Al-Fâtiha : translittération, traduction et sens

Al-Fâtiha (la sourate d’ouverture) est la base de la récitation. Voici son début en translittération : « Bismillahi-r-Rahmani-r-Rahîm. Al-hamdulillahi Rabbi-l-‘alamîn… » — « Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux. Louange à Allah, Seigneur de l’univers… ». Elle porte la demande de guidance : « Ihdina-s-sirata-l-mustaqîm » (« Guide-nous dans le droit chemin »). La comprendre change tout : l’objectif n’est pas seulement de mémoriser, mais de comprendre le sens des formules pour ne plus réciter des sons vides, mais adresser une demande à Allah.

Quelle sourate ajouter après la Fatiha ?

Après la Fatiha, on ajoute une sourate courte ou au moins trois versets. Al-Ikhlâs (sourate 112) est la plus accessible pour débuter : « Qoul houwa Allahou ahad… » — « Dis : Il est Allah, l’Unique… ». On peut aussi réciter Al-Falaq, An-Nâs ou tout passage mémorisé du Coran. La Fatiha se répète à chaque rak’at : pour savoir combien de fois selon chaque prière, voyez les 5 prières obligatoires et leur nombre de rak’at.

En s’inclinant (roukou’) : « Soubhana Rabbi al-‘Adhîm »

À l’inclinaison (roukou’), le dos horizontal et les mains sur les genoux, on dit trois fois : « Soubhana Rabbi al-‘Adhîm » — « Gloire à mon Seigneur, l’Immense ». La formule commence par soubhana, qui exprime la glorification et l’éloignement de toute imperfection par rapport à Allah.

En se relevant : « Sami’Allahou liman hamidah »

En remontant du roukou’, on dit : « Sami’Allahou liman hamidah » — « Allah entend celui qui Le loue ». Puis, une fois redressé, on ajoute : « Rabbana wa laka-l-hamd » — « Notre Seigneur, à Toi la louange ». Cette formule avec rabbana est un moment de louange (al-hamdulillah).

En prosternation (soujoud) : « Soubhana Rabbi al-A’lâ »

La prosternation (soujoud) est le point le plus proche d’Allah. On y répète trois fois : « Soubhana Rabbi al-A’lâ » — « Gloire à mon Seigneur, le Très-Haut ». Front, nez, mains, genoux et orteils touchent le sol, tournés vers la Qibla.

Entre les deux prosternations et à l’assise : « Rabbighfirli »

En se relevant de la prosternation pour s’asseoir brièvement, on dit : « Rabbighfirli » — « Seigneur, pardonne-moi ». Cette courte invocation de demande de pardon peut être répétée. C’est l’une des formules d’assise les plus simples à mémoriser.

Le tachahoud : les paroles de l’assise finale

Le tachahoud est le témoignage récité à l’assise, à la fin de la deuxième rak’at et lors de la dernière assise. Définition utile à retenir : ce n’est pas une sourate mais une formule de salutation et d’attestation de foi.

Les paroles du tachahoud en translittération et traduction

« At-tahiyyatou lillahi wa-s-salawatou wa-t-tayyibatou. As-salamou ‘alayka ayyuha-n-Nabiyyou wa rahmatoullahi wa barakatouhou. As-salamou ‘alayna wa ‘ala ‘ibadi-llahi-s-salihîn. Ach-hadou an la ilaha illa-llah wa ach-hadou anna Muhammadan ‘abdouhou wa rasoulouhou. » Traduction : « Les salutations, les prières et les bonnes paroles appartiennent à Allah. Que la paix soit sur toi, ô Prophète, ainsi que la miséricorde d’Allah et Ses bénédictions. Que la paix soit sur nous et sur les serviteurs vertueux d’Allah. J’atteste qu’il n’y a de divinité qu’Allah et j’atteste que Muhammad est Son serviteur et Son messager. » Vous y saluez le Prophète Muhammad (que la paix soit sur lui) et les anges présents. C’est aussi la réponse directe à que dire pendant la prière tachahoud. Comme cette assise survient à chaque enchaînement de rak’at, le lien avec les 5 prières obligatoires et leur nombre de rak’at est direct.

Le salâm : les salutations qui closent la prière

La prière se termine par le salâm (taslîm) : on tourne la tête à droite puis à gauche en disant : « As-salâmou ‘alaykoum wa rahmatoullah » — « Que la paix soit sur vous et la miséricorde d’Allah ». Ce salut s’adresse aux anges qui accompagnent le fidèle. Certains ajoutent « wa barakatouhou ».

Que dire après la prière : dhikr et invocations

Après le salâm, la prière est achevée mais le dhikr continue. On dit d’abord « Astaghfiroullah » trois fois (je demande pardon à Allah), puis « Allahoumma anta-s-salam wa minka-s-salam… ». On enchaîne avec le tasbih : 33 fois « Soubhana Allah », 33 fois « Al-hamdulillah » et 34 fois « Allahou Akbar » — soit 100 dhikr au total, une donnée concrète utile pour structurer votre routine. Vient ensuite la dou’a, l’invocation personnelle : là, tout est permis. Les invocations après la prière peuvent être formulées dans n’importe quelle langue, à la différence des paroles de la salât elle-même. C’est aussi le moment des prières surérogatoires, comme les rawâtib (les sunna attachées aux fard) ou le witr. Pour prolonger cette dimension, voyez nourrir son âme par la pratique spirituelle. Voilà donc que dire après la prière islam, de la demande de pardon à l’invocation libre.

Prier à voix haute ou en silence : ce qui change

Les paroles de la prière ne se récitent pas de la même façon selon l’office. On récite à voix haute pour Fajr, Maghrib et ‘Ishâ ; à voix basse pour Dhuhr et ‘Asr. Derrière un imam, on écoute en silence pour les prières à voix haute et l’on suit pour le reste. Cette règle éclaire aussi que dire pendant la prière islam en arabe : la prononciation et le volume varient, mais la langue reste l’arabe.

Que dire pendant la prière quand on ne connaît pas encore l’arabe

Rassurez-vous : personne ne naît en connaissant les formules, et la question que dire pendant la prière en arabe n’a pas à vous bloquer. Voici une checklist pour progresser sereinement.

  • Commencez par la Fatiha seule, mot à mot, avec un support écrit (fiche ou application).
  • Apprenez une formule par position, en associant le geste au mot.
  • Répétez à voix basse en dehors de la prière, puis intégrez-les une à une.
  • Ne cherchez pas la perfection de la prononciation d’un coup : visez la justesse, puis l’affinement.
  • En cas de trou pendant la prière, glorifiez Allah avec ce que vous connaissez et continuez.

Paroles obligatoires (fard) et recommandées (sunna) : ne pas confondre

Toutes les paroles n’ont pas le même poids : certaines sont obligatoires (fard), d’autres recommandées (sunna). Voici les deux listes.

Obligatoires (fard) :

  • Le takbir d’ouverture (« Allahou Akbar »).
  • La récitation d’Al-Fâtiha à chaque rak’at.
  • Le tachahoud final et le salâm.

Recommandées (sunna) :

  • L’invocation d’ouverture (istiftah) après le takbir.
  • La sourate ou les versets ajoutés après la Fatiha.
  • Les glorifications répétées à l’inclinaison et à la prosternation.
  • Les formules d’assise entre les prosternations.

Oublier une sunna n’invalide pas la prière ; omettre un fard la rend incomplète et doit être corrigé. Cette distinction entre les mots de la prière obligatoires et recommandés est ce qui manque le plus souvent aux pages concurrentes.

Questions fréquentes sur ce que l’on dit pendant la prière

Doit-on parler en arabe pendant la prière ?

Oui pour les paroles de la salât : takbir, Fatiha, tachahoud et salâm se disent en arabe, car ce sont les formules transmises par le Prophète Muhammad (que la paix soit sur lui) et rapportées par les hadith. En revanche, les invocations personnelles faites après la prière peuvent être dans votre langue.

Que faire si l’on ne connaît pas les paroles par cœur ?

Apprenez progressivement, en commençant par la Fatiha et le tachahoud. Aidez-vous d’un support écrit ou d’une application pendant l’apprentissage. Tant que vous ne maîtrisez pas une formule, récitez ce que vous connaissez et multipliez le dhikr simple (« Soubhana Allah », « Al-hamdulillah », « Allahou Akbar »).

La Fatiha est-elle obligatoire à chaque rak’at ?

Oui. La Fatiha est un pilier (fard) de chaque rak’at, comme le rappelle un hadith célèbre : « Pas de prière pour celui qui ne récite pas la Fatiha. » Elle se répète donc à chaque unité de prière, quel que soit le nombre de rak’at.

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